Les frappes aériennes endommagent des infrastructures gazières majeures

Les frappes aériennes endommagent des infrastructures gazières majeures

Les frappes israéliennes sur le champ gazier iranien de South Pars et la riposte iranienne sur les installations de liquéfaction de GNL de Ras Laffan au Katar constituent une nouvelle étape dans la guerre entre les Etats-Unis, Israël et l’Iran.

La destruction d’infrastructures énergétiques majeures va au-delà de la fermeture du détroit d’Ormuz et aura des répercussions à long terme sur le marché mondial du gaz naturel. Des installations pétrolières ont également été prises pour cibles.

Le champ gazier iranien de South Pars est principalement à usage domestique et couvre entre 70 et 75% de la consommation de gaz iranienne. Le gaz assure entre 80 et 85% de la production d’électricité iranienne.

Les frappes iraniennes auraient sérieusement endommagé les installations de liquéfaction de gaz naturel de Ras Laffan. On estime que 17% de la capacité totale (106 milliards de mètres cubes), soit 18 milliards de mètres cubes, serait hors d’usage et nécessiterait plusieurs années de réparation pour être remis en état.

Le Qatar prévoyait d’ajouter 68 milliards de mètres cubes de capacités de liquéfaction nouvelles d’ici 2030 dont 48 milliards de mètres cubes en 2026-2027. La mise en service de ces nouvelles installations sera de toute évidence retardée.