Le haut-commissaire à l’énergie atomique juge trop ambitieux l’objectif de réduction des émissions
Le haut-commissaire à l’énergie atomique Vincent Bilger juge trop ambitieux l’objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre de la France à l’horizon 2030. La stratégie de décarbonation de la France repose sur l’électrification des usages et le développement conjoint des ENR et du nucléaire. La production solaire photovoltaïque doit ainsi passer de 19 TWh en 2022 à 93 TWh en 2035, les premiers EPR de la série EPR2 n’étant couplés au réseau qu’en 2035.
Or l’électrification des usages se fait attendre et la consommation d’électricité en France reste en 2024, à 449 TWh, inférieure à son niveau d’avant la crise sanitaire.
Une décarbonation à marché forcée conduirait à une situation de surcapacité, très coûteuse pour le consommateur ou pour le contribuable. Le haut-commissaire à l’énergie atomique demande de revoir à la baisse la part du solaire photovoltaïque dans le mix électrique français afin de réduire le risque de surcapacité. Il demande également que les ENR modulent davantage de manière à éviter que l’effort de modulation ne repose que sur le nucléaire.