La demande d’électricité à la pointe pourrait rester durablement plus faible qu’avant la crise
La demande d’électricité n’a pas dépassé 80 GW lorsque les températures ont fléchi à la mi-janvier en France. Le niveau atteint est inférieur de 9 à 10 GW à la demande constatée en moyenne au cours des dernières années, pour des températures similaires. Cette moindre consommation à la pointe semble refléter un changement de comportement des consommateurs résidentiels intervenu pendant la crise et qui pourrait être durable. Si tel était le cas, ce changement de comportement aurait un impact significatif sur les prix de marché de l’électricité en France, lesquels incorporaient traditionnellement une prime de risque liée à la difficulté pour le système électrique français de « passer l’hiver » lorsque les températures sont basses, difficulté liée notamment au poids du chauffage électrique engendrant une forte thermosensibilité de la demande d’électricité en hiver.